Category: Livres,Romans et littérature,Autres littératures étrangères
Capillaria ou le pays des femmes Details
Capillaria ou le pays des femmes fut publié en Hongrie en 1926. Cette utopie caustique, entre Swift et Orwell, d'une ironie acide où perce l'humour des moralistes sceptiques du XVIIIe siècle français, met en scène un médecin plongeant au fond des mers après un naufrage. Il y découvre une société composée de femmes très belles, les Ohias, s'aimant les unes les autres et tenant en esclavage de petits êtres rabougris, très laids, de sexe masculin, les Bullocks, dont elles mangent la cervelle. Pris d'abord pour une femme, le médecin se découvre lorsqu'il tombe amoureux de la reine des Ohias. Il est alors condamné aux travaux forcés à perpétuité en compagnie des Bullocks jusqu'à ce qu'un séisme le ramène à l'air libre. Cet admirable petit livre n'a rien perdu de sa force satirique.

Reviews
Edition un peu chère (12? pour 100 pages dans un papier qui rappelle les éditions des mille et une nuit, lesquelles dépassent rarement 5?) mais ce bémol mis à part c'est un bon Karinthy. Un humain de sexe masculin se retrouve au fond de l'océan dans une contrée ultra-dominée par les femmes, lesquelles n'ont même pas conscience d'avoir un mâle, le bullocks, réduit à ses fonctions les plus sommaires.On pense à une parodie de Jules Verne, à Swift ou Diderot qui sont cités. Les aventures du personnages sont amusantes et pleines de rebondissements (il ne s'agit pas que d'un prétexte à philosophie) même si le propos principal en ai le féminisme, sous un angle inhabituel mais assez moderne (enfin je ne suis pas spécialiste), les hommes passant pour les premières victime du rôle subalterne qu'ils font tenir aux femmes.La religion en prend un coup aussi via les aspirations des Bullocks à s'élever. C'est étonnant, amusant et intelligent.


0 Comments:
Posting Komentar