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Jumat, 07 Februari 2020

Magic Bus: Sur la route des hippies d'Istanbul à Katmandou

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Category: Livres,Tourisme et voyages,Récits de voyages

Magic Bus: Sur la route des hippies d'Istanbul à Katmandou Details

Entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1970, des centaines de milliers de jeunes Occidentaux partirent pour l'Inde, balisant la «route des hippies» d'Istanbul à Katmandou. Ces routards, appartenant à la génération du baby-boom, avaient entre dix-neuf et vingt ans. Pionniers intrépides et contestataires, ils laissaient derrière eux le monde de leurs parents, où régnaient les plaisirs de l'après-guerre, la culpabilité de l'Empire et le spectre de la guerre. Souvent à bord d'une étrange procession de véhicules cahotant à travers la planète, ils espéraient trouver une vie nouvelle. C'était la première fois qu'on voyait des gens partir en si grand nombre vers d'autres contrées, non pas pour coloniser mais pour être colonisés.Rory MacLean, trop jeune à l'époque pour faire partie du voyage, a décidé en 2001, de sillonner tantôt à pied, tantôt en autocar, cette route des hippies pour y retrouver la trace de leurs aventures et de leurs émerveillements. Tout au long de son périple de six mois, Rory MacLean révèle à quel point la piste a profondément transformé à la fois la vie des voyageurs mais aussi des pays qu'ils ont traversés, déchaînant des forces qui ont modifié à tout jamais la façon dont nous parcourons le monde. Magic Bus décrit un voyage unique et tout à fait captivant à travers une époque et un paysage à la beauté étonnante et à l'amère cruauté, qui représente la lutte moderne entre l'Est et l'Ouest, les rêves et la réalité, l'espoir et la tragédie.

Reviews

Disons 3 à 4 étoiles. J'attendais trop de ce livre, au final j'ai un avis un peu mitigé. Au début assez déçu (pas mal de passages sonnent plutôt faux), j'ai trouvé que ça s'améliorait en cours de route, jusqu'à la rencontre finale, éminemment symbolique, en Inde avec Geoff Crowther, celui qui a lancé les guides Lonely Planet, désormais complètement déchu et alcoolique. Le problème vient peut-être de ce que le bouquin joue à deux niveaux, d'une part reportage actuel sur la trace des voyageurs des années 60-70, d'autre part évocation nostalgique de cette époque. Le côté reportage est un peu décevant puisqu'il ne reste quasiment plus rien de ce temps-là et que presque personne ne s'en souvient plus ; l'auteur se retrouve même par hasard sur la base américaine de Bagram, en Afghanistan... pas grand rapport avec les hippies ! De plus, le style est peut-être "personnel", mais inégal à mon avis (quelques réussites, et de temps en temps une pointe d'humour inattendu, à savourer).Ceci dit, il y a beaucoup de rappels judicieux (littéraires, musicaux, etc.) et avec quelques efforts on arrive à se replonger un peu dans l'ambiance. Mais surtout, le constat final est accablant : de tous ces rêves, de toute cette utopie, cette magie, il ne reste rien, sinon un vague souvenir dans notre société. C'est fini depuis 1979 à peu près (arrivée de Khomeyni en Iran, invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques). Plus de Magic Bus, plus de rêves, mais l'intolérance des barbus fanatiques (destruction des bouddhas de Bamyan), la guerre (même au Népal !), le tourisme de masse (en Turquie notamment), l'explosion démographique, l'ascension de l'Inde et de la Chine ; en Occident, la crise économique, le chômage, le chacun pour soi, le fric à court terme comme unique idéal, la décadence musicale... En voyant les jeunes d'aujourd'hui vissés à leur téléphone portable, entre stages non payés et chômage, avec comme seuls exutoires la techno, le rap, les jeux vidéos et les mangas, on a réellement mal au ventre. Oui, leurs prédécesseurs étaient de doux naïfs, et sans doute ont-ils contribué à "détruire" les pays qu'ils visitaient (mais guère plus que les touristes d'aujourd'hui), et se sont-ils détruits eux-mêmes... mais c'était quand même une époque extraordinaire. Où est le rêve aujourd'hui ? Chez govoyages.com ?Honnêtement, MacLean reconnaît qu'il pourrait écrire une nouvelle version du livre à partir des témoignages spontanés qu'il a reçus en masse depuis sa parution. On regrette qu'il ne l'ait pas (encore ?) fait.La traduction me semble moyenne, il y a quelques coquilles agaçantes ("Norwegian Mood" pour "Norwegian Wood", etc.), et certaines allusions transparentes pour les anglophones pourraient faire l'objet d'une note de la traductrice. Effectivement, littérairement, ça ne vaut pas Bouvier, mais ce n'est pas le même genre non plus. Avec ses défauts, c'est tout de même un bouquin incontournable pour qui a vécu ou s'intéresse à cette époque. Allez, un autre scotch pour noyer notre nostalgie !

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